Un cri pour la Terre de Guillaume Corpard
J’ai lu Un cri pour la Terre de Guillaume Corpard avec un sentiment assez partagé.
Sur le fond, je rejoins largement l’auteur : notre manière de consommer a un impact immense sur la planète, sur les animaux et aussi sur notre santé. Repenser notre alimentation, consommer de façon plus responsable, réduire le gaspillage, privilégier la qualité plutôt que la quantité et respecter davantage le vivant sont, à mes yeux, des réflexions indispensables aujourd’hui.
En revanche, j’ai parfois trouvé le ton du livre un peu culpabilisant et agaçant. Le message devient rapidement un véritable hymne au véganisme, avec une vision assez tranchée de ce que devrait être notre alimentation. Or, même si je partage une grande partie de ses préoccupations écologiques et éthiques, je préfère une approche plus nuancée, qui invite chacun à avancer progressivement selon sa réalité, ses convictions et ses besoins.
Ce livre a malgré tout le mérite de bousculer, questionner et faire réfléchir sur nos choix quotidiens. Et parfois, même lorsqu’une lecture nous agace un peu, c’est justement parce qu’elle vient toucher quelque chose et nous oblige à nous positionner.
Une lecture engagée, à découvrir avec son esprit critique… et à utiliser comme une invitation à consommer avec davantage de conscience plutôt que comme une injonction à être parfait.
Ton corps dit : AIME-TOI! de Lise Bourbeau
La citation d’Hippocrate placée au début du livre résume bien son approche : « Si quelqu’un désire la santé, il faut d’abord lui demander s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l’aider. »Chroniques de médecine contestataire - Dr V. Reliquet
Ce livre du Dr Vincent Reliquet est une invitation à garder son esprit critique, y compris face à ce qui nous est présenté comme une vérité scientifique ou médicale établie.
Génération anxieuse – Jonathan Haidt

Dans Génération anxieuse, Jonathan Haidt décrit une transformation profonde de l’enfance : le passage d’une enfance du jeu à une enfance du smartphone.
Le grand livre de l’alimentation féminine
Mindy Pelz – Éditions Thierry Souccar
Dans cet ouvrage, Mindy Pelz propose d’adapter l’alimentation et le jeûne à la physiologie féminine.
Son message principal est simple : le corps d’une femme ne fonctionne pas de manière identique chaque jour. Les variations hormonales influencent l’énergie, l’appétit, le sommeil, l’humeur, la glycémie et la capacité à utiliser les graisses comme source d’énergie.
L’autrice compare le fonctionnement féminin à un rythme « lunaire », contrairement au rythme masculin, davantage organisé sur une journée, selon un rythme « solaire ». Elle invite ainsi les femmes à ajuster leur alimentation, leurs périodes de jeûne et leur activité physique selon les différentes phases hormonales.
Ce livre ne s’adresse pas uniquement aux femmes ayant encore un cycle menstruel. Il propose également des repères pour la périménopause et la ménopause, périodes durant lesquelles les changements hormonaux peuvent favoriser fatigue, troubles du sommeil, variations d’humeur, prise de poids ou difficultés à réguler la glycémie.
L’objectif n’est pas de jeûner davantage, mais de jeûner de manière plus stratégique, en alternant les périodes de jeûne avec des phases où le corps a besoin d’être davantage nourri.
Il encourage à adapter son alimentation à son fonctionnement hormonal afin de :
- préserver son énergie ;
- soutenir son équilibre hormonal ;
- mieux gérer les envies alimentaires ;
- améliorer la flexibilité métabolique ;
- accompagner les changements de la périménopause et de la ménopause ;
- favoriser une composition corporelle équilibrée ;
- retrouver une relation plus intuitive avec son corps.
Le livre contient également de nombreuses recettes qui permettent de mettre concrètement ces conseils en pratique et d’adapter plus facilement ses repas aux différents besoins hormonaux.
J’apprécie ce livre pour son approche accessible, pratique et respectueuse du fonctionnement féminin. Il rappelle que les besoins d’une femme évoluent au fil du mois, mais aussi au fil de sa vie.
Un ouvrage intéressant pour mieux comprendre son corps, soutenir son équilibre hormonal et adapter son alimentation à chaque étape de la vie féminine.
Être et ne plus être autiste – Nathalie Champoux
Un témoignage de courage et d’intuition
Dans Être et ne plus être autiste, Nathalie Champoux raconte le parcours bouleversant de ses deux fils diagnostiqués avec un trouble du spectre de l’autisme.
Refusant de s’arrêter au diagnostic, elle suit son intuition et explore une approche naturopathique : alimentation hypotoxique, réduction des perturbateurs endocriniens, travail sur la charge en métaux lourds. Elle décrit, au fil du temps, une amélioration marquée des symptômes de ses enfants.
Ce livre est avant tout un témoignage. Il ne prétend pas établir une vérité scientifique universelle, mais il ouvre des pistes de réflexion sur l’impact de l’environnement, de l’alimentation et du terrain.
Au-delà des débats, j’y ai surtout vu une leçon de vie : oser chercher, rester acteur, et garder confiance. Comme elle l’écrit si justement :
« La vie est bien faite. »
Une lecture qui questionne et qui inspire.
Nutrition de la force – Julien Venaison
Ce livre est une référence claire et ciblée en nutrition du sportif de la force. Ici, pas de nutrition pensée pour le trail ou l’ultra-endurance, mais une approche cohérente et concrète pour les disciplines où force, puissance, intensité et récupération sont au cœur de la performance.
Il fait particulièrement écho à ma pratique du CrossFit et, par extension, à l’accompagnement de mes patients sportifs. Les bases nutritionnelles sont solides, les concepts bien structurés, et l’approche reste applicable au terrain, sans dogmatisme.
Un point fort du livre réside dans sa clarté autour des compléments alimentaires : indications, intérêt réel, limites… C’est un excellent support pour affiner une réflexion ou vérifier une recommandation.
Un ouvrage que je considère comme un complément de référence, que je garderai à portée de main pour m’y replonger régulièrement, au fil des suivis et des questions pratiques du quotidien.
La trilogie La femme de ménage de Freida McFadden
Des livres qui se lisent très vite.
Des pages qui tournent toutes seules.
Et surtout… un vrai bol d’air pour la tête.
Cette trilogie m’a fait un bien fou : elle m’a permis de déconnecter, de me laisser happer par une histoire, sans analyse, sans objectif, sans “il faut”.
Cela faisait six ans que je n’avais pas relu de roman, et cette lecture a marqué un vrai retour au plaisir pur de lire.
Rien de scientifique, rien de “naturo”… et pourtant, totalement en lien avec une vie équilibrée.
Parce que nourrir l’imaginaire, s’évader, se laisser surprendre, ça fait aussi partie de la santé 💫
Une lecture idéale quand on a envie de se poser, de décrocher, et de se rappeler que lire peut être simplement bon.
Votre corps a une mémoire – Myriam Brousse
Il y a des livres qui informent, et puis il y a ceux qui transforment. Votre corps a une mémoire de Myriam Brousse fait clairement partie de la seconde catégorie. Sa lecture s’inscrit pour moi comme une nouvelle étape dans mon chemin de développement personnel, une avancée douce mais profonde, qui invite à écouter autrement ce que le corps cherche à dire.
Au fil des pages, je me suis surprise à faire de nombreux liens entre les ressentis, les mots, et les maux. Comme si le corps, fidèle gardien de notre histoire, conservait en lui des empreintes parfois bien plus anciennes que ce que notre mental peut saisir. Cette lecture m’a amenée à me questionner encore davantage : qu’est-ce qui m’appartient vraiment ? Quelles blessures sont les miennes, et lesquelles relèvent d’histoires héritées, transmises, projetées ? Qu’ai-je enfoui au plus profond de moi, parfois par nécessité, parfois par méconnaissance ?
Ces questions ne cherchent pas des réponses immédiates. Elles invitent surtout à une posture : celle de l’ouverture, de l’écoute, de l’accueil. Chercher, découvrir, ressentir… non pas pour se corriger, mais pour se rencontrer. Pourquoi ? Simplement pour être moi.
Plus j’avance, plus je réalise que grandir ne signifie pas se figer, mais au contraire continuer à explorer. Chaque âge ouvre de nouvelles portes, révèle des parts de vie encore inexplorées, des sensations à apprivoiser, des vérités intérieures à laisser émerger. Il fait bon de vieillir quand cela rime avec conscience, curiosité et présence. Et pour cela, je ressens une profonde gratitude : merci la vie de m’y emmener.
Cette lecture m’a aussi permis de faire le lien avec toutes les démarches entreprises jusqu’ici. Aucune n’a été vaine. Thérapies, entretiens, formations, lectures… chacune a eu son importance, chacune a joué un rôle précis à un moment donné. Non pas pour tout comprendre, mais pour avancer, pas à pas, vers cette quête de sens qui donne de la cohérence à l’expérience humaine.
En lisant ces mots, on pourrait croire que quelque chose ne va pas. Et pourtant, c’est tout l’inverse. Je vais bien. La vie me sourit, parce que je souris à la vie. Et peut-être est-ce là l’un des plus beaux enseignements : quand on ose se rencontrer en profondeur, le corps s’apaise, l’esprit s’allège, et le chemin devient plus lumineux.
Un livre que je recommande à toute personne curieuse de mieux comprendre le langage du corps et d’avancer, avec bienveillance, sur son propre chemin intérieur.
Le suicide de l’espèce
Comment les activités humaines produisent de plus en plus de maladies (Jean-David Zeitoun, Éditions Denoël, 2023)
Quand l’école participe, malgré elle, au “suicide de l’espèce”
Dans son ouvrage Le suicide de l’espèce : comment les activités humaines produisent de plus en plus de maladies (Jean-David Zeitoun, Éditions Denoël, 2023), l’épidémiologiste pose un constat dérangeant : nous savons exactement ce qui nuit à notre santé — et pourtant, nous continuons à l’encourager collectivement.
Il décrit une société où la connaissance n’entraîne plus l’action, où la lucidité scientifique se heurte à l’inertie politique et économique.
Et il suffit d’observer ce qui se passe dans certaines écoles pour comprendre à quel point son analyse est juste.
La récréation, une zone où l’on oublie la science
La mission de l’école est de transmettre, d’éduquer, de protéger.
Pourtant, à la récréation, on vend encore aux élèves des produits ultra-transformés dont la toxicité métabolique, cognitive et comportementale est solidement démontrée depuis des années.
Le paradoxe est vertigineux :
le matin, on enseigne aux élèves les bases d’une alimentation saine ;
à la pause suivante, on leur vend l’exact contraire.
Cette incohérence n’est pas anecdotique : elle construit les futurs comportements alimentaires et normalise une consommation qui, scientifiquement, augmente les risques de maladies chroniques, de troubles attentionnels, d’obésité et d’inflammation systémique.
Ce que dit la science… et que l’école semble oublier
Les études sont nombreuses et concordantes. Les aliments ultra-transformés :
perturbent le microbiote,
favorisent une inflammation chronique de bas grade,
dérèglent la régulation du glucose,
altèrent les capacités de concentration,
modifient durablement les préférences alimentaires,
augmentent le risque de surpoids dès l’enfance.
Les additifs, colorants, édulcorants ou exhausteurs fréquemment présents dans ces produits ont, eux aussi, des effets documentés.
Rien de tout cela n’est contesté dans la littérature scientifique contemporaine.
Alors pourquoi ces produits continuent-ils d’être vendus dans nos écoles ?
Parce que personne ne décide d’arrêter. Et c’est cela, le problème.
Nous ne sommes pas face à un manque d’information :
nous sommes face à un défaut de décision politique.
Les communes, les associations scolaires, les directions d’établissement disposent du pouvoir de réguler l’offre alimentaire.
Elles pourraient fixer, dès demain, une règle simple :
👉 Aucun produit ultra-transformé ne devrait être vendu en milieu scolaire.
Ce n’est ni coûteux, ni compliqué.
C’est une question de cohérence et de responsabilité.
En laissant faire, les autorités valident implicitement la vente quotidienne de produits nuisibles à la santé des enfants.
Il devient difficile de considérer cela comme une simple négligence.
C’est une malveillance institutionnelle :
lorsque l’on sait — et que l’on continue — la responsabilité devient collective.
Parents et enseignants : nous alertons, mais nous ne décidons pas
En tant qu’enseignants et parents, nous n’avons pas la main sur les concessions alimentaires, les contrats, ni les décisions structurelles.
Nous pouvons signaler, dénoncer, sensibiliser.
Mais nous ne pouvons pas changer les règles.
Notre rôle n’est pas de mener une lutte politique, mais de rappeler une évidence simple :
Proposer, dans un établissement scolaire, des produits dont la nocivité est scientifiquement prouvée est un acte de malveillance envers les jeunes.
Pas par intention, mais par inertie.
Et cette inertie est du ressort des politiques de proximité :
communes, directions, associations des cycles d’orientation, conseils scolaires.
Si nous voulons protéger nos jeunes, c’est à nos élus d’agir
Nous savons.
Les autorités savent.
L’industrie sait.
Et les conséquences sont connues depuis longtemps.
Enseignants et parents continueront de dénoncer et d’éduquer.
Mais cela ne remplacera jamais un cadre politique clair, protecteur et cohérent avec la science.
Il est temps que nos élus locaux prennent leurs responsabilités :
Interdire la vente d’ultra-transformés dans les écoles.
Assurer une offre alimentaire alignée avec les connaissances scientifiques actuelles.
Protéger véritablement les enfants plutôt que de fermer les yeux.
Parce que laisser faire, aujourd’hui, c’est contribuer exactement à ce que décrit Jean-David Zeitoun :
une société qui connaît les dangers… et qui choisit de ne pas agir.
Nos jeunes méritent infiniment mieux.
« Maman, j’ai rétréci mon microbiote ! » – Mon regard de maman et de naturopathe

Quand j’ai écouté Patrick Houllier parler de microbiote, j’ai eu un double choc :
d’un côté, l’émerveillement devant cette « usine vivante » qui nous habite,
de l’autre, la prise de conscience que notre mode de vie moderne a fait perdre 50 % de diversité au microbiote occidental en seulement 50 ans.
Il y a 19 ans, lorsque je concevais mon premier enfant, je n’avais absolument pas ce savoir-là.
Je ne pensais ni « mille premiers jours », ni épigénétique, ni signatures microbiotiques.
Au contraire, je ne voulais surtout pas « être cet animal » qui accouche et allaite.
Je n’étais pas encore reliée au monde du vivant comme aujourd’hui.
Avec le recul, je me dis :
👉 heureusement, je ne faisais pas tout faux,
👉 mais si j’avais su tout cela à l’époque, la pression aurait été énorme.
Ce que j’ai retenu du livre et de la conférence
Ce que j’aime chez Patrick Houllier, c’est sa façon d’expliquer :
Le microbiote comme un mariage arrangé avec nos bactéries : une symbiose gagnant-gagnant, construite sur des milliers d’années.
Le microbiote comme une usine : si on renvoie la moitié des « ouvriers », certaines fonctions métaboliques, immunitaires et cérébrales ne tournent plus rond.
L’importance des « mille jours » (grossesse + 2 premières années) où cerveau, immunité et microbiote se programment ensemble.
Le lien entre pollutions, alimentation ultra-transformée, stress, tabac, perturbateurs endocriniens et la santé des générations suivantes.
C’est passionnant… mais potentiellement écrasant pour les parents si on le reçoit comme un « manuel pour ne rien rater ».
Savoir plus ≠ culpabiliser plus
En lisant ce livre, j’ai senti remonter des questions très humaines :
Est-ce que j’ai bien fait pendant ma grossesse ?
Ai-je donné un « bon » microbiote à mes enfants ?
Qu’est-ce que j’ai peut-être abîmé sans le savoir ?
Aujourd’hui, comme naturopathe et enseignante en nutrition, je garde de ce livre une conviction forte :
➡️ Ces connaissances doivent nous donner des leviers, pas nous enfermer dans la culpabilité.
On ne peut pas tout contrôler.
Par contre, on peut infléchir la trajectoire :
en privilégiant des aliments vivants, peu transformés,
en redonnant une place au contact avec la nature,
en accompagnant les futurs parents sans les juger,
en rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour prendre soin de son microbiote, même adulte.
Pourquoi je te le recommande
Je recommande « Maman, j’ai rétréci mon microbiote ! » si tu :
es parent ou futur parent,
t’intéresses au lien entre environnement, alimentation, microbiote et santé,
as envie de mieux comprendre sans te plonger dans un traité universitaire.
Ce livre m’a permis de revisiter ma propre maternité avec plus de douceur et de nourrir ma pratique de naturopathe avec des images simples et parlantes.
Prendre soin de son microbiote, ce n’est pas chercher la perfection.
C’est, chaque jour, faire un pas de plus du côté du vivant. 🌿
Patrick Houlier, Dr en pharmacie, Fondation C.Kousmine, 2024, Maman, j'ai rétréci mon microbiote! ISBN: 9791040555810
« La chaise tue »… et mon bureau n’est plus ce qu’il était
Je viens tout juste de refermer La chaise tue… et je crois que ce livre a littéralement fait bouger ma maison entière.
J’écris ces lignes debout, dans ma cuisine, mon ordinateur posé sur le plan de travail qui est devenu — sans prévenir — mon nouveau bureau principal.
La commode de ma chambre fait office de poste de travail n°2, et le tapis de marche de la cave est désormais mon allié pour les journées où j’ai besoin d’avancer… en avançant vraiment.
Et l’impact ne s’arrête pas là : j’ai recommencé à utiliser ma planche d’équilibre et mon ballon d’assise. Même la cuisine et le ménage ont changé de dimension depuis que j’ai découvert une application qui me permet de lire en bougeant. Oui, je lis en remuant mes casseroles ou en passant l’aspirateur — et ça me plaît.
L’auteur, Alexandre Dana, a mené de larges recherches sur la sédentarité et ses méfaits. Ce qu’il montre est fascinant… et un peu inquiétant :
👉 Même les personnes sportives, celles qui s’entraînent tous les jours, ne compensent pas huit heures passées assises derrière un bureau.
👉 La sédentarité affaiblit, ralentit, émousse — bref, elle nous rend fainéants.
Et, entre nous, la flemme est probablement l’un des plus grands fléaux de nos salles de classe. Un manque d’élan, de mouvement, de tonus… qui n’a parfois rien à voir avec la motivation, mais tout à voir avec un corps qui passe trop de temps immobile.
Ce livre a eu le mérite de me rappeler une évidence que l’on oublie trop facilement :
👉 nos corps sont faits pour le mouvement, pas pour rester scotchés sur une chaise huit heures par jour.
Et si je transmets cela à mes élèves, à mes sportifs et à mes patients depuis des années… il était temps de l’appliquer encore davantage à moi-même.
J’avoue :
Je n’ose pas encore proposer des consultations debout.
Mais honnêtement… ça pourrait bien venir. Quand on y pense, pourquoi pas ? Bouger, respirer, être ancré dans son corps… Ce n’est pas seulement cohérent avec ma pratique, c’est presque logique.
Si vous avez envie d’un livre qui vous secoue — au sens propre comme au figuré — La chaise tue vaut vraiment le détour.
Mais attention : il pourrait transformer votre cuisine en bureau, votre cave en salle de marche, et votre salon en espace de mobilité improvisé. On aura été prévenus.
Stress oxydant et antioxydants — Joël Pincemail

Dans cet ouvrage dense et très technique, Joël Pincemail explore en profondeur le phénomène du stress oxydant. Ce n’est pas un livre “captivant” au sens narratif du terme — il faut s’accrocher, vraiment — mais il apporte un éclairage rigoureux et précieux sur un sujet souvent simplifié à l’excès.
Il rappelle combien l’équilibre entre production de radicaux libres et défenses antioxydantes est subtil — un équilibre vivant, dynamique, qui peut facilement se rompre et favoriser inflammation, vieillissement cellulaire ou risques cardiovasculaires.
Un éclairage global et nuancé
Ce que je retiens :
Les bilans sanguins de stress oxydant peuvent être utiles, oui. Je les regarde régulièrement avec mes patients. Mais ils ne racontent jamais toute l’histoire.
Aucun marqueur ne “diagnostique” un stress oxydant à lui seul.
Il faut toujours revenir au terrain : alimentation, mode de vie, inflammation, fatigue, sommeil, historique personnel, charge mentale…
C’est ce regard global qui fait sens. Et j’ai aimé que l’auteur le rappelle aussi fortement.
Autre point que je trouve essentiel — et que j’intègre beaucoup dans mes accompagnements : les radicaux libres ne sont pas les méchants de service.
En petite quantité, ils sont indispensables : ils participent à l’hormèse, stimulent nos mécanismes d’adaptation, contribuent même à l’apoptose des cellules malades.
Démoniser les radicaux libres n’a aucun sens ; c’est l’excès qui pose problème.
Le rôle incontournable de l’hygiène de vie
Pincemail insiste (et j’ai souri en lisant ces passages, parce que j’aurais pu les écrire) : nos défenses antioxydantes se nourrissent d’abord de notre hygiène de vie.
Bouger, dormir, respirer, manger vivant.
Des fondamentaux trop simples pour être à la mode… mais incroyablement puissants.
Un détail qui m’a interpellée et que j’observe aussi souvent : les femmes, en général, consomment plus de fruits et légumes que les hommes. Elles ont donc souvent une alimentation naturellement plus riche en vitamine C.
Ce qui fait que la complémentation en vitamine C à haute dose peut devenir inutile, voire nocive chez elles.
Encore une raison de sortir du “plus = mieux”.
Mes conseils après cette lecture
Cette lecture m’a renforcée dans une conviction que je porte profondément, autant comme naturopathe que comme enseignante :
l’alimentation reste notre premier médicament.
Avant de penser “antioxydants en gélules”, revenons à l’essentiel.
👉 On ne prend pas la vitamine C en pilule quand un fruit frais la délivre avec fibres, polyphénols et équilibre.
👉 On ne prend pas du bêta-carotène isolé : on mange des patates douces, des carottes, du potimarron, des abricots…
👉 On ne cherche pas un antioxydant précis : on met de la couleur dans l’assiette, de la diversité, du vivant.
L’automédication en antioxydants n’est jamais anodine. Mauvaise molécule, mauvais dosage, mauvais moment — et c’est la cacophonie dans le corps.
Là encore : contexte, nuance, individualisation.
En résumé,
mangeons coloré, vivant, diversifié !
Le Code Intestin – Dr Steven Gundry
Un regard scientifique sur la santé du microbiote
Le Code Intestin du Dr Steven Gundry est un ouvrage dense et rigoureux, qui explore avec précision les mécanismes reliant notre microbiote à la santé globale. L’auteur y expose les multiples facteurs capables de perturber notre flore intestinale et propose, en fin d’ouvrage, un protocole alimentaire complet. Ce dernier est exigeant et parfois difficile à suivre, mais il prend tout son sens à la lumière des explications scientifiques détaillées tout au long du livre.
Bien que parfois complexe pour un lecteur non averti, ce livre s’inscrit pleinement dans la logique de la naturopathie fonctionnelle telle que je la pratique. Il met en évidence, une fois encore, combien la médecine conventionnelle et la naturopathie peuvent se compléter lorsqu’elles s’appuient sur des bases scientifiques communes — une ouverture encore rare chez les médecins, mais précieuse pour l’avenir de la santé intégrative.
Maigrir de plaisir en charmant ses bactéries du Dr Martine Cotinat
Un livre passionnant, exactement dans la lignée de ma démarche en naturopathie : retrouver l’équilibre métabolique en prenant soin de son microbiote intestinal. Le Dr Martine Cotinat, gastro-entérologue et micronutritionniste, nous rappelle à quel point l’intestin est au cœur de notre santé — et de notre poids.
Hippocrate le disait déjà : « Toutes les maladies commencent dans l’intestin. »
Ce livre n’est pas un guide minceur classique, mais une exploration scientifique et sensorielle du lien entre bactéries intestinales, métabolisme et plaisir alimentaire. L’auteure y explique comment un déséquilibre du microbiote peut perturber nos signaux de faim, notre humeur, notre énergie, et bien sûr notre silhouette.
Ce que j’aime particulièrement, c’est la rigueur technique et la clarté avec lesquelles Martine Cotinat aborde des notions complexes : flore intestinale, perméabilité, inflammation, métabolisme des graisses… On sent la praticienne passionnée, ancrée dans la biologie autant que dans l’expérience du terrain.
Un ouvrage riche, documenté, exigeant – pas forcément à mettre entre toutes les mains, mais idéal pour ceux qui veulent comprendre le pourquoi du comment avant d’agir. Un livre comme je les aime : scientifique, cohérent, et profondément aligné avec la vision naturopathique d’un corps en équilibre.
Le pouls de la Terre de Ernst Zürcher
🌍 Marcher pour se reconnecter au monde
Il est des livres qui ne se lisent pas simplement, mais qui nous traversent. Le pouls de la Terre d’Ernst Zürcher fait partie de ceux-là. Scientifique et forestier, Zürcher parle de la nature avec une rigueur, mais aussi avec une sensibilité presque spirituelle. À travers ses pages, on apprend que les arbres respirent, vibrent, et suivent des rythmes profonds — ceux de la lune, du soleil, des marées, et de la Terre elle-même.
Ce livre m’a donné envie de marcher. Non pas pour « faire de l’exercice », mais pour me relier à ce qui m’entoure : sentir le sol sous mes pieds, écouter le vent dans les branches, percevoir les pulsations silencieuses du vivant.
Zürcher nous invite à retrouver cette résonance oubliée entre le corps humain et la planète. En refermant le livre, on se surprend à ralentir, à respirer plus consciemment, à prêter attention aux arbres que l’on croise chaque jour sans les voir et à planifier de longue sortie ou même un long périple...
Marcher devient alors un acte d’écoute.
Un moyen de se reconnecter à la Terre — et à soi.
Toxic Veggies – Sally K. Norton
La face cachée des super-aliments : comment l’excès d’oxalate vous rend malade et comment y remédier
Ce livre a longtemps traîné sur ma table de nuit… preuve que je n’arrive décidément pas à abandonner un ouvrage une fois commencé, même quand la lecture ne me convainc pas.
Sally K. Norton y défend l’idée que de nombreux végétaux dits « sains » seraient en réalité délétères en raison de leur teneur en oxalates. Selon elle, ces composés pourraient être responsables d’une foule de troubles chroniques, et la solution passerait par une alimentation « low oxalate ».
Autant le dire : je n’ai pas du tout apprécié ce livre. Le propos est excessif, souvent alarmiste, et finit par brouiller le message nutritionnel de base. Non, les légumes ne sont pas nos ennemis ! Ils doivent rester au cœur de nos recommandations alimentaires, et non faire l’objet d’une chasse injustifiée.
La vraie clé, selon moi, réside ailleurs : équilibrer le microbiote, corriger les déséquilibres métaboliques, et adopter une approche globale plutôt que restrictive.
Je retiens malgré tout quelques conseils pertinents :
Faire tremper les oléagineux, les céréales et les légumineuses avant consommation pour réduire certains antinutriments ;
Être attentif, chez les personnes ayant peu de bactéries réductrices d’oxalate, à ne pas abuser des épinards, des carottes rouges ou de la rhubarbe.
En résumé, un livre qui soulève des questions intéressantes… mais qui, à mon sens, s’égare en chemin.
Jung, un voyage vers soi — Frédéric Lenoir
Toujours en quête de sens, j’ai lu ce livre pendant les vacances d’été… et il m’a véritablement accompagnée. Une lecture qui m’a bouleversée, ouverte, et qui a donné une autre couleur à ma rentrée — plus légère, mais aussi plus pleine de sens.
Frédéric Lenoir parvient à rendre accessibles des concepts pourtant insaisissables : la synchronicité, l’inconscient collectif, le moi et le Soi… Des notions qui, sous sa plume, prennent vie et viennent résonner en nous.
Page après page, j’ai eu le sentiment que ce livre me tendait un miroir : il m’a renvoyée à ma propre histoire, à mes coïncidences, à mes profondeurs. Il m’a aidée à relier ce que je vivais sans toujours le comprendre, à accueillir ce qui échappe à la raison.
Une lecture lumineuse, à la fois philosophique et intérieure, qui invite à se rencontrer soi-même autrement.
Panier
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