Votre corps a une mémoire – Myriam Brousse
Il y a des livres qui informent, et puis il y a ceux qui transforment. Votre corps a une mémoire de Myriam Brousse fait clairement partie de la seconde catégorie. Sa lecture s’inscrit pour moi comme une nouvelle étape dans mon chemin de développement personnel, une avancée douce mais profonde, qui invite à écouter autrement ce que le corps cherche à dire.
Au fil des pages, je me suis surprise à faire de nombreux liens entre les ressentis, les mots, et les maux. Comme si le corps, fidèle gardien de notre histoire, conservait en lui des empreintes parfois bien plus anciennes que ce que notre mental peut saisir. Cette lecture m’a amenée à me questionner encore davantage : qu’est-ce qui m’appartient vraiment ? Quelles blessures sont les miennes, et lesquelles relèvent d’histoires héritées, transmises, projetées ? Qu’ai-je enfoui au plus profond de moi, parfois par nécessité, parfois par méconnaissance ?
Ces questions ne cherchent pas des réponses immédiates. Elles invitent surtout à une posture : celle de l’ouverture, de l’écoute, de l’accueil. Chercher, découvrir, ressentir… non pas pour se corriger, mais pour se rencontrer. Pourquoi ? Simplement pour être moi.
Plus j’avance, plus je réalise que grandir ne signifie pas se figer, mais au contraire continuer à explorer. Chaque âge ouvre de nouvelles portes, révèle des parts de vie encore inexplorées, des sensations à apprivoiser, des vérités intérieures à laisser émerger. Il fait bon de vieillir quand cela rime avec conscience, curiosité et présence. Et pour cela, je ressens une profonde gratitude : merci la vie de m’y emmener.
Cette lecture m’a aussi permis de faire le lien avec toutes les démarches entreprises jusqu’ici. Aucune n’a été vaine. Thérapies, entretiens, formations, lectures… chacune a eu son importance, chacune a joué un rôle précis à un moment donné. Non pas pour tout comprendre, mais pour avancer, pas à pas, vers cette quête de sens qui donne de la cohérence à l’expérience humaine.
En lisant ces mots, on pourrait croire que quelque chose ne va pas. Et pourtant, c’est tout l’inverse. Je vais bien. La vie me sourit, parce que je souris à la vie. Et peut-être est-ce là l’un des plus beaux enseignements : quand on ose se rencontrer en profondeur, le corps s’apaise, l’esprit s’allège, et le chemin devient plus lumineux.
Un livre que je recommande à toute personne curieuse de mieux comprendre le langage du corps et d’avancer, avec bienveillance, sur son propre chemin intérieur.
Le suicide de l’espèce
Comment les activités humaines produisent de plus en plus de maladies (Jean-David Zeitoun, Éditions Denoël, 2023)
Quand l’école participe, malgré elle, au “suicide de l’espèce”
Dans son ouvrage Le suicide de l’espèce : comment les activités humaines produisent de plus en plus de maladies (Jean-David Zeitoun, Éditions Denoël, 2023), l’épidémiologiste pose un constat dérangeant : nous savons exactement ce qui nuit à notre santé — et pourtant, nous continuons à l’encourager collectivement.
Il décrit une société où la connaissance n’entraîne plus l’action, où la lucidité scientifique se heurte à l’inertie politique et économique.
Et il suffit d’observer ce qui se passe dans certaines écoles pour comprendre à quel point son analyse est juste.
La récréation, une zone où l’on oublie la science
La mission de l’école est de transmettre, d’éduquer, de protéger.
Pourtant, à la récréation, on vend encore aux élèves des produits ultra-transformés dont la toxicité métabolique, cognitive et comportementale est solidement démontrée depuis des années.
Le paradoxe est vertigineux :
le matin, on enseigne aux élèves les bases d’une alimentation saine ;
à la pause suivante, on leur vend l’exact contraire.
Cette incohérence n’est pas anecdotique : elle construit les futurs comportements alimentaires et normalise une consommation qui, scientifiquement, augmente les risques de maladies chroniques, de troubles attentionnels, d’obésité et d’inflammation systémique.
Ce que dit la science… et que l’école semble oublier
Les études sont nombreuses et concordantes. Les aliments ultra-transformés :
perturbent le microbiote,
favorisent une inflammation chronique de bas grade,
dérèglent la régulation du glucose,
altèrent les capacités de concentration,
modifient durablement les préférences alimentaires,
augmentent le risque de surpoids dès l’enfance.
Les additifs, colorants, édulcorants ou exhausteurs fréquemment présents dans ces produits ont, eux aussi, des effets documentés.
Rien de tout cela n’est contesté dans la littérature scientifique contemporaine.
Alors pourquoi ces produits continuent-ils d’être vendus dans nos écoles ?
Parce que personne ne décide d’arrêter. Et c’est cela, le problème.
Nous ne sommes pas face à un manque d’information :
nous sommes face à un défaut de décision politique.
Les communes, les associations scolaires, les directions d’établissement disposent du pouvoir de réguler l’offre alimentaire.
Elles pourraient fixer, dès demain, une règle simple :
👉 Aucun produit ultra-transformé ne devrait être vendu en milieu scolaire.
Ce n’est ni coûteux, ni compliqué.
C’est une question de cohérence et de responsabilité.
En laissant faire, les autorités valident implicitement la vente quotidienne de produits nuisibles à la santé des enfants.
Il devient difficile de considérer cela comme une simple négligence.
C’est une malveillance institutionnelle :
lorsque l’on sait — et que l’on continue — la responsabilité devient collective.
Parents et enseignants : nous alertons, mais nous ne décidons pas
En tant qu’enseignants et parents, nous n’avons pas la main sur les concessions alimentaires, les contrats, ni les décisions structurelles.
Nous pouvons signaler, dénoncer, sensibiliser.
Mais nous ne pouvons pas changer les règles.
Notre rôle n’est pas de mener une lutte politique, mais de rappeler une évidence simple :
Proposer, dans un établissement scolaire, des produits dont la nocivité est scientifiquement prouvée est un acte de malveillance envers les jeunes.
Pas par intention, mais par inertie.
Et cette inertie est du ressort des politiques de proximité :
communes, directions, associations des cycles d’orientation, conseils scolaires.
Si nous voulons protéger nos jeunes, c’est à nos élus d’agir
Nous savons.
Les autorités savent.
L’industrie sait.
Et les conséquences sont connues depuis longtemps.
Enseignants et parents continueront de dénoncer et d’éduquer.
Mais cela ne remplacera jamais un cadre politique clair, protecteur et cohérent avec la science.
Il est temps que nos élus locaux prennent leurs responsabilités :
Interdire la vente d’ultra-transformés dans les écoles.
Assurer une offre alimentaire alignée avec les connaissances scientifiques actuelles.
Protéger véritablement les enfants plutôt que de fermer les yeux.
Parce que laisser faire, aujourd’hui, c’est contribuer exactement à ce que décrit Jean-David Zeitoun :
une société qui connaît les dangers… et qui choisit de ne pas agir.
Nos jeunes méritent infiniment mieux.
« Maman, j’ai rétréci mon microbiote ! » – Mon regard de maman et de naturopathe

Quand j’ai écouté Patrick Houllier parler de microbiote, j’ai eu un double choc :
d’un côté, l’émerveillement devant cette « usine vivante » qui nous habite,
de l’autre, la prise de conscience que notre mode de vie moderne a fait perdre 50 % de diversité au microbiote occidental en seulement 50 ans.
Il y a 19 ans, lorsque je concevais mon premier enfant, je n’avais absolument pas ce savoir-là.
Je ne pensais ni « mille premiers jours », ni épigénétique, ni signatures microbiotiques.
Au contraire, je ne voulais surtout pas « être cet animal » qui accouche et allaite.
Je n’étais pas encore reliée au monde du vivant comme aujourd’hui.
Avec le recul, je me dis :
👉 heureusement, je ne faisais pas tout faux,
👉 mais si j’avais su tout cela à l’époque, la pression aurait été énorme.
Ce que j’ai retenu du livre et de la conférence
Ce que j’aime chez Patrick Houllier, c’est sa façon d’expliquer :
Le microbiote comme un mariage arrangé avec nos bactéries : une symbiose gagnant-gagnant, construite sur des milliers d’années.
Le microbiote comme une usine : si on renvoie la moitié des « ouvriers », certaines fonctions métaboliques, immunitaires et cérébrales ne tournent plus rond.
L’importance des « mille jours » (grossesse + 2 premières années) où cerveau, immunité et microbiote se programment ensemble.
Le lien entre pollutions, alimentation ultra-transformée, stress, tabac, perturbateurs endocriniens et la santé des générations suivantes.
C’est passionnant… mais potentiellement écrasant pour les parents si on le reçoit comme un « manuel pour ne rien rater ».
Savoir plus ≠ culpabiliser plus
En lisant ce livre, j’ai senti remonter des questions très humaines :
Est-ce que j’ai bien fait pendant ma grossesse ?
Ai-je donné un « bon » microbiote à mes enfants ?
Qu’est-ce que j’ai peut-être abîmé sans le savoir ?
Aujourd’hui, comme naturopathe et enseignante en nutrition, je garde de ce livre une conviction forte :
➡️ Ces connaissances doivent nous donner des leviers, pas nous enfermer dans la culpabilité.
On ne peut pas tout contrôler.
Par contre, on peut infléchir la trajectoire :
en privilégiant des aliments vivants, peu transformés,
en redonnant une place au contact avec la nature,
en accompagnant les futurs parents sans les juger,
en rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour prendre soin de son microbiote, même adulte.
Pourquoi je te le recommande
Je recommande « Maman, j’ai rétréci mon microbiote ! » si tu :
es parent ou futur parent,
t’intéresses au lien entre environnement, alimentation, microbiote et santé,
as envie de mieux comprendre sans te plonger dans un traité universitaire.
Ce livre m’a permis de revisiter ma propre maternité avec plus de douceur et de nourrir ma pratique de naturopathe avec des images simples et parlantes.
Prendre soin de son microbiote, ce n’est pas chercher la perfection.
C’est, chaque jour, faire un pas de plus du côté du vivant. 🌿
Patrick Houlier, Dr en pharmacie, Fondation C.Kousmine, 2024, Maman, j'ai rétréci mon microbiote! ISBN: 9791040555810
« La chaise tue »… et mon bureau n’est plus ce qu’il était
Je viens tout juste de refermer La chaise tue… et je crois que ce livre a littéralement fait bouger ma maison entière.
J’écris ces lignes debout, dans ma cuisine, mon ordinateur posé sur le plan de travail qui est devenu — sans prévenir — mon nouveau bureau principal.
La commode de ma chambre fait office de poste de travail n°2, et le tapis de marche de la cave est désormais mon allié pour les journées où j’ai besoin d’avancer… en avançant vraiment.
Et l’impact ne s’arrête pas là : j’ai recommencé à utiliser ma planche d’équilibre et mon ballon d’assise. Même la cuisine et le ménage ont changé de dimension depuis que j’ai découvert une application qui me permet de lire en bougeant. Oui, je lis en remuant mes casseroles ou en passant l’aspirateur — et ça me plaît.
L’auteur, Alexandre Dana, a mené de larges recherches sur la sédentarité et ses méfaits. Ce qu’il montre est fascinant… et un peu inquiétant :
👉 Même les personnes sportives, celles qui s’entraînent tous les jours, ne compensent pas huit heures passées assises derrière un bureau.
👉 La sédentarité affaiblit, ralentit, émousse — bref, elle nous rend fainéants.
Et, entre nous, la flemme est probablement l’un des plus grands fléaux de nos salles de classe. Un manque d’élan, de mouvement, de tonus… qui n’a parfois rien à voir avec la motivation, mais tout à voir avec un corps qui passe trop de temps immobile.
Ce livre a eu le mérite de me rappeler une évidence que l’on oublie trop facilement :
👉 nos corps sont faits pour le mouvement, pas pour rester scotchés sur une chaise huit heures par jour.
Et si je transmets cela à mes élèves, à mes sportifs et à mes patients depuis des années… il était temps de l’appliquer encore davantage à moi-même.
J’avoue :
Je n’ose pas encore proposer des consultations debout.
Mais honnêtement… ça pourrait bien venir. Quand on y pense, pourquoi pas ? Bouger, respirer, être ancré dans son corps… Ce n’est pas seulement cohérent avec ma pratique, c’est presque logique.
Si vous avez envie d’un livre qui vous secoue — au sens propre comme au figuré — La chaise tue vaut vraiment le détour.
Mais attention : il pourrait transformer votre cuisine en bureau, votre cave en salle de marche, et votre salon en espace de mobilité improvisé. On aura été prévenus.
Stress oxydant et antioxydants — Joël Pincemail

Dans cet ouvrage dense et très technique, Joël Pincemail explore en profondeur le phénomène du stress oxydant. Ce n’est pas un livre “captivant” au sens narratif du terme — il faut s’accrocher, vraiment — mais il apporte un éclairage rigoureux et précieux sur un sujet souvent simplifié à l’excès.
Il rappelle combien l’équilibre entre production de radicaux libres et défenses antioxydantes est subtil — un équilibre vivant, dynamique, qui peut facilement se rompre et favoriser inflammation, vieillissement cellulaire ou risques cardiovasculaires.
Un éclairage global et nuancé
Ce que je retiens :
Les bilans sanguins de stress oxydant peuvent être utiles, oui. Je les regarde régulièrement avec mes patients. Mais ils ne racontent jamais toute l’histoire.
Aucun marqueur ne “diagnostique” un stress oxydant à lui seul.
Il faut toujours revenir au terrain : alimentation, mode de vie, inflammation, fatigue, sommeil, historique personnel, charge mentale…
C’est ce regard global qui fait sens. Et j’ai aimé que l’auteur le rappelle aussi fortement.
Autre point que je trouve essentiel — et que j’intègre beaucoup dans mes accompagnements : les radicaux libres ne sont pas les méchants de service.
En petite quantité, ils sont indispensables : ils participent à l’hormèse, stimulent nos mécanismes d’adaptation, contribuent même à l’apoptose des cellules malades.
Démoniser les radicaux libres n’a aucun sens ; c’est l’excès qui pose problème.
Le rôle incontournable de l’hygiène de vie
Pincemail insiste (et j’ai souri en lisant ces passages, parce que j’aurais pu les écrire) : nos défenses antioxydantes se nourrissent d’abord de notre hygiène de vie.
Bouger, dormir, respirer, manger vivant.
Des fondamentaux trop simples pour être à la mode… mais incroyablement puissants.
Un détail qui m’a interpellée et que j’observe aussi souvent : les femmes, en général, consomment plus de fruits et légumes que les hommes. Elles ont donc souvent une alimentation naturellement plus riche en vitamine C.
Ce qui fait que la complémentation en vitamine C à haute dose peut devenir inutile, voire nocive chez elles.
Encore une raison de sortir du “plus = mieux”.
Mes conseils après cette lecture
Cette lecture m’a renforcée dans une conviction que je porte profondément, autant comme naturopathe que comme enseignante :
l’alimentation reste notre premier médicament.
Avant de penser “antioxydants en gélules”, revenons à l’essentiel.
👉 On ne prend pas la vitamine C en pilule quand un fruit frais la délivre avec fibres, polyphénols et équilibre.
👉 On ne prend pas du bêta-carotène isolé : on mange des patates douces, des carottes, du potimarron, des abricots…
👉 On ne cherche pas un antioxydant précis : on met de la couleur dans l’assiette, de la diversité, du vivant.
L’automédication en antioxydants n’est jamais anodine. Mauvaise molécule, mauvais dosage, mauvais moment — et c’est la cacophonie dans le corps.
Là encore : contexte, nuance, individualisation.
En résumé,
mangeons coloré, vivant, diversifié !
Le Code Intestin – Dr Steven Gundry
Un regard scientifique sur la santé du microbiote
Le Code Intestin du Dr Steven Gundry est un ouvrage dense et rigoureux, qui explore avec précision les mécanismes reliant notre microbiote à la santé globale. L’auteur y expose les multiples facteurs capables de perturber notre flore intestinale et propose, en fin d’ouvrage, un protocole alimentaire complet. Ce dernier est exigeant et parfois difficile à suivre, mais il prend tout son sens à la lumière des explications scientifiques détaillées tout au long du livre.
Bien que parfois complexe pour un lecteur non averti, ce livre s’inscrit pleinement dans la logique de la naturopathie fonctionnelle telle que je la pratique. Il met en évidence, une fois encore, combien la médecine conventionnelle et la naturopathie peuvent se compléter lorsqu’elles s’appuient sur des bases scientifiques communes — une ouverture encore rare chez les médecins, mais précieuse pour l’avenir de la santé intégrative.
Maigrir de plaisir en charmant ses bactéries du Dr Martine Cotinat
Un livre passionnant, exactement dans la lignée de ma démarche en naturopathie : retrouver l’équilibre métabolique en prenant soin de son microbiote intestinal. Le Dr Martine Cotinat, gastro-entérologue et micronutritionniste, nous rappelle à quel point l’intestin est au cœur de notre santé — et de notre poids.
Hippocrate le disait déjà : « Toutes les maladies commencent dans l’intestin. »
Ce livre n’est pas un guide minceur classique, mais une exploration scientifique et sensorielle du lien entre bactéries intestinales, métabolisme et plaisir alimentaire. L’auteure y explique comment un déséquilibre du microbiote peut perturber nos signaux de faim, notre humeur, notre énergie, et bien sûr notre silhouette.
Ce que j’aime particulièrement, c’est la rigueur technique et la clarté avec lesquelles Martine Cotinat aborde des notions complexes : flore intestinale, perméabilité, inflammation, métabolisme des graisses… On sent la praticienne passionnée, ancrée dans la biologie autant que dans l’expérience du terrain.
Un ouvrage riche, documenté, exigeant – pas forcément à mettre entre toutes les mains, mais idéal pour ceux qui veulent comprendre le pourquoi du comment avant d’agir. Un livre comme je les aime : scientifique, cohérent, et profondément aligné avec la vision naturopathique d’un corps en équilibre.
Le pouls de la Terre de Ernst Zürcher
🌍 Marcher pour se reconnecter au monde
Il est des livres qui ne se lisent pas simplement, mais qui nous traversent. Le pouls de la Terre d’Ernst Zürcher fait partie de ceux-là. Scientifique et forestier, Zürcher parle de la nature avec une rigueur, mais aussi avec une sensibilité presque spirituelle. À travers ses pages, on apprend que les arbres respirent, vibrent, et suivent des rythmes profonds — ceux de la lune, du soleil, des marées, et de la Terre elle-même.
Ce livre m’a donné envie de marcher. Non pas pour « faire de l’exercice », mais pour me relier à ce qui m’entoure : sentir le sol sous mes pieds, écouter le vent dans les branches, percevoir les pulsations silencieuses du vivant.
Zürcher nous invite à retrouver cette résonance oubliée entre le corps humain et la planète. En refermant le livre, on se surprend à ralentir, à respirer plus consciemment, à prêter attention aux arbres que l’on croise chaque jour sans les voir et à planifier de longue sortie ou même un long périple...
Marcher devient alors un acte d’écoute.
Un moyen de se reconnecter à la Terre — et à soi.
Toxic Veggies – Sally K. Norton
La face cachée des super-aliments : comment l’excès d’oxalate vous rend malade et comment y remédier
Ce livre a longtemps traîné sur ma table de nuit… preuve que je n’arrive décidément pas à abandonner un ouvrage une fois commencé, même quand la lecture ne me convainc pas.
Sally K. Norton y défend l’idée que de nombreux végétaux dits « sains » seraient en réalité délétères en raison de leur teneur en oxalates. Selon elle, ces composés pourraient être responsables d’une foule de troubles chroniques, et la solution passerait par une alimentation « low oxalate ».
Autant le dire : je n’ai pas du tout apprécié ce livre. Le propos est excessif, souvent alarmiste, et finit par brouiller le message nutritionnel de base. Non, les légumes ne sont pas nos ennemis ! Ils doivent rester au cœur de nos recommandations alimentaires, et non faire l’objet d’une chasse injustifiée.
La vraie clé, selon moi, réside ailleurs : équilibrer le microbiote, corriger les déséquilibres métaboliques, et adopter une approche globale plutôt que restrictive.
Je retiens malgré tout quelques conseils pertinents :
Faire tremper les oléagineux, les céréales et les légumineuses avant consommation pour réduire certains antinutriments ;
Être attentif, chez les personnes ayant peu de bactéries réductrices d’oxalate, à ne pas abuser des épinards, des carottes rouges ou de la rhubarbe.
En résumé, un livre qui soulève des questions intéressantes… mais qui, à mon sens, s’égare en chemin.
Jung, un voyage vers soi — Frédéric Lenoir
Toujours en quête de sens, j’ai lu ce livre pendant les vacances d’été… et il m’a véritablement accompagnée. Une lecture qui m’a bouleversée, ouverte, et qui a donné une autre couleur à ma rentrée — plus légère, mais aussi plus pleine de sens.
Frédéric Lenoir parvient à rendre accessibles des concepts pourtant insaisissables : la synchronicité, l’inconscient collectif, le moi et le Soi… Des notions qui, sous sa plume, prennent vie et viennent résonner en nous.
Page après page, j’ai eu le sentiment que ce livre me tendait un miroir : il m’a renvoyée à ma propre histoire, à mes coïncidences, à mes profondeurs. Il m’a aidée à relier ce que je vivais sans toujours le comprendre, à accueillir ce qui échappe à la raison.
Une lecture lumineuse, à la fois philosophique et intérieure, qui invite à se rencontrer soi-même autrement.
Faire famille
Une philosophie des liens de Sophie Galabru, Allary Éditions, 2023
Sophie Galabru explore ce que signifie “faire famille” aujourd’hui : non pas seulement être une famille, mais la construire et l’habiter. Elle mêle philosophie, sociologie et vécu personnel pour éclairer ce geste humain universel — celui de tisser du lien.
Ce livre parlera à tous ceux qui, comme moi, s’interrogent sur ce qu’ils ont reçu, sur ce qui leur appartient vraiment, et sur ce qu’ils choisissent de transmettre.
Depuis quelques années — et plus encore depuis le décès de ma maman — je me questionne sur l’héritage invisible : ces gestes, ces valeurs, ces fidélités qui nous traversent sans qu’on les ait choisis. Faire famille m’a touchée parce qu’il permet de penser ces transmissions, et d’en faire quelque chose de plus conscient, de plus libre.
Ce que j’aime chez Sophie Galabru, c’est sa façon d’aborder la famille sans nostalgie ni jugement. Elle parle de liens vivants, fragiles, parfois contradictoires, mais toujours profondément humains.
Sa réflexion m’a invitée à revisiter mes racines : à reconnaître ce que ma maman et mes autres ancêtres m’ont transmis, et à laisser partir ce qui ne m’appartient plus.
Elle rappelle que “faire famille”, c’est un travail d’équilibre entre liberté et appartenance, entre mémoire et mouvement.
« La famille doit pouvoir accueillir un enfant… mais aussi favoriser son émancipation. »
« Faire famille, ce n’est pas un état, mais un travail — un travail sur des liens, des attentions, des distances. »« La vie de famille nous oblige à apprivoiser les ambivalences que le temps charrie. »
Un livre à lire lentement, pour reconnaître ce qui nous lie, ce qui nous façonne, et ce que nous voulons continuer à tisser.
Entraînez-vous comme une femme, pas comme un homme – Émilie Rimbert

J’ai beaucoup apprécié ce livre d’Émilie Rimbert, spécialiste du cycle menstruel et triathlète. À travers une approche à la fois scientifique et concrète, elle explique comment le cycle influence nos performances physiques, notre motivation, notre récupération et même notre humeur.
En tant que crossfiteuse et naturopathe, j’avais déjà conscience de ces variations et j’avais depuis quelque temps adapté mes entraînements selon les phases de mon cycle. J’avais observé que certains jours, je pouvais soulever plus lourd, être plus endurante ou au contraire ressentir davantage de fatigue et de démotivation. Ce livre m’a permis de consolider ces observations avec des bases scientifiques solides et d’aller plus loin dans la compréhension fine du lien entre physiologie féminine et performance.
Émilie Rimbert s’appuie sur de nombreuses études scientifiques et témoignages d’athlètes pour montrer que s’entraîner en phase avec son cycle, c’est non seulement plus efficace, mais aussi plus respectueux du corps féminin.
Un ouvrage qui valorise la spécificité cyclique des femmes, loin des standards masculins qui dominent encore trop souvent le monde du sport.
Et bonne nouvelle : ce livre ne s’adresse pas qu’aux sportives ! Même les femmes moins actives y trouveront des pistes concrètes pour renouer avec le mouvement, car l’activité physique joue un rôle clé dans l’équilibre hormonal et l’optimisation de l’ovulation.
Un livre éclairant, motivant et profondément bienveillant, à mettre entre toutes les mains féminines — qu’elles soient athlètes, amatrices ou simplement curieuses de mieux comprendre leur corps.
Le jour où je me suis choisie
En lisant la BD Le jour où je me suis choisie de Beta Marko Maela, j’ai été profondément touchée par cette idée simple et pourtant si puissante : notre corps et notre moi intérieur sont nos meilleurs guides. Ils cherchent, parfois avec douceur, parfois avec insistance, à nous alerter lorsque nous nous égarons. Un mal de tête, une fatigue persistante, un trouble digestif, une douleur diffuse… autant de messages qui nous disent : « Tu n’es pas alignée, écoute-moi ».
Ce livre m’a rappelé combien j’ai appris à prêter attention à ces signaux, pour moi comme pour les personnes que j’accompagne. Longtemps, nous avons tendance à voir nos maux comme des obstacles, des ennemis qu’il faudrait faire taire. Mais en réalité, ils sont des alliés, des messagers qui nous invitent à réajuster nos choix, à nous rapprocher de ce qui est juste pour nous.
Je me rends compte que, dans mon parcours, j’ai moi aussi dû choisir d’écouter cette petite voix intérieure. C’est elle qui m’a guidée vers la naturopathie fonctionnelle, en plus de mon métier d’enseignante. C’est elle qui m’a poussée à créer un espace où je peux accompagner les autres à décoder leur propre langage corporel. Et c’est encore elle qui m’apprend, chaque jour, à trouver mon équilibre à travers le sport, la lecture ou des moments de respiration dans un quotidien parfois exigeant.
« Le jour où je me suis choisie » n’est pas un instant unique, c’est un chemin. Chaque fois que j’accepte d’écouter mon corps plutôt que de le contraindre, chaque fois que je m’accorde le droit de ralentir ou de changer de direction, je me choisis à nouveau. Et c’est dans ces choix répétés, petits ou grands, que je trouve l’alignement et la force d’accompagner les autres à en faire autant.
Le nutri'guide du sportif de Nouchka SIMIC

🏋️♂️ Le livre que je recommande à tous mes clients sportifs !
Vous êtes nombreux à me poser des questions sur la nutrition autour de l'entraînement :
- Faut-il prendre des protéines juste après une séance ?
- Est-ce utile de s'entraîner à jeun ?
- Que manger avant une compétition ?
Pour répondre à ces questions (et à bien d'autres), je vous recommande un ouvrage clair, complet et accessible : Le Nutri’guide du sportif de Nouchka Simic, diététicienne du sport.
Que vous pratiquiez un sport de force, d’endurance, de combat ou en équipe, ce guide vous aidera à :
- Composer vos repas selon vos besoins
- Améliorer votre récupération et vos performances
- Prévenir les troubles fréquents liés à l’entraînement
- Mettre en place une stratégie sur mesure, en phase avec vos objectifs
Le petit + : 8 semaines de menus (omnivores et végétariens) + une feuille de route nutritionnelle pour bien gérer vos compétitions.
Ce livre est bien plus qu’un recueil de conseils : c’est un vrai outil d’autonomie pour conjuguer performance, santé et longévité sportive.
Une excellente base pour tous ceux qui veulent aller plus loin dans leur pratique en comprenant comment et pourquoi bien s’alimenter.
👉 À garder dans votre sac de sport… ou sur votre table de nuit !
Merci Damien 😉 ! https://www.instagram.com/montspotentiel/
Pensée positive 2.0 – La loi de l’attraction enfin expliquée, par Yves-Alexandre Thalmann

Résumé personnel
Par une naturopathe, maman, femme comblée par la vie qui me sourit
Ce livre est une invitation lucide à dépasser les illusions de la pensée magique. Yves-Alexandre Thalmann propose une lecture réaliste et responsabilisante de la loi de l’attraction. Fini le « je veux, donc j’aurai » passif ! Il nous rappelle avec justesse ce dicton populaire :
« Dieu nous donne les noix, mais il ne les casse pas pour nous. »
En d’autres termes, si nos pensées ne sont pas traduites en actes, leurs effets resteront insignifiants. Tant que nous ne cassons pas les noix pour les mettre à la bouche, nous ne pourrons être rassasiés.
En tant que naturopathe, j’accompagne souvent des personnes qui, face aux épreuves, disent :
« Je n’y peux rien », « c’est plus fort que moi », « c’est toujours à moi que cela arrive ».
Mais le vrai tournant s’amorce quand on commence à dire :
« Je peux changer les choses », « je vais faire en sorte que cela s’améliore »,
« je vis présentement de très belles choses et je veux m’en souvenir ».
Thalmann nous incite à ne pas rester passifs, à attendre que la magie opère d’elle-même.
Devenons magicien.ne.s !
Face à chaque souhait, chaque rêve, chaque projet, posons-nous cette question essentielle :
Quel est le plus petit pas que je peux accomplir maintenant dans le sens de mon envie ?
Il présente une série d’outils puissants de la pensée positive, à intégrer dans notre quotidien :
- La visualisation créatrice, qui consiste à imaginer ce que nous aimerions obtenir.
- L’auto-suggestion, où l’on se répète jusqu’à s’en convaincre ce que nous aimerions voir se réaliser.
- L’optimisme, qui permet d’interpréter tout ce qui arrive sous un jour positif.
- La relaxation et la détente, qui ouvrent le champ perceptif et rendent plus créatif.
- La pleine conscience du moment présent, qui rend attentif à ce qui se passe dans l’instant.
- L’activation d’émotions agréables, par évocation de souvenirs positifs ou la prise de conscience de tous les privilèges dont nous jouissons déjà (esprit de gratitude).
- La confiance en son pouvoir d’action, qui crée un sentiment d’auto-efficacité et incite à agir dans le sens de nos souhaits.
- La persévérance et le lâcher-prise, qui permettent de continuer d’agir dans le sens souhaité, sans toutefois se crisper sur les résultats.
- Les comparaisons descendantes, qui amènent à tirer le positif de tout ce qui arrive et à le considérer comme une chance.
- La visualisation incorporant les obstacles que nous pourrions rencontrer sur notre route, ainsi que les moyens de les dépasser, qui entraîne les réactions appropriées le cas échéant.
- La considération positive des autres, qui les conduit à donner le meilleur d’eux-mêmes.
- L’ouverture à la nouveauté, par laquelle nous nous engageons dans des actions et expériences originales, jamais tentées auparavant.
- L’élargissement et l’approfondissement des relations interpersonnelles, c’est-à-dire l’exploitation optimale du facteur humain, le plus puissant et efficient des moyens d’action de la pensée positive.
Thalmann articule son approche autour de trois grands principes : ouverture – motivation – concrétisation.
Il ne s’agit pas d’attendre l’abondance comme un dû, mais de la cultiver, de la reconnaître, de l’amplifier. Elle naît d’un esprit de gratitude et d’une posture active. Elle mène à une véritable satisfaction.
En tant que femme, maman, praticienne, je choisis chaque jour de m’engager dans cette voie. La vie me sourit — et je lui rends bien.
Respirer de James Nestor

Cet ouvrage m’a profondément marquée par la richesse de ses sources, la rigueur de ses recherches et sa capacité à rendre accessibles des concepts à la fois simples et puissants. En tant que naturopathe, je suis particulièrement sensible à l’importance des fonctions physiologiques de base comme la respiration, souvent négligées dans nos modes de vie modernes.
James Nestor met brillamment en lumière l’impact de notre manière de respirer sur la posture, le système nerveux, la santé cardio-respiratoire, le sommeil, mais aussi sur des pathologies chroniques comme l’anxiété, les troubles de l’attention, ou les infections ORL à répétition. Son plaidoyer en faveur de la respiration nasale résonne pleinement avec les principes de la naturopathie, qui vise à soutenir les fonctions naturelles de l’organisme.
Ce livre m’a aussi permis de réintégrer encore davantage les techniques respiratoires dans mes accompagnements – que ce soit via la cohérence cardiaque, la respiration alternée, ou des exercices inspirés du pranayama. Il offre un socle convaincant pour motiver les patients à pratiquer quotidiennement, avec des effets souvent très rapides.
Un ouvrage à recommander autant aux professionnels de santé qu’aux personnes en quête d’un mieux-être durable, sans artifice et à portée de souffle.
Merci Eve pour ce cadeau!
MÉNOPAUSE CONTRÔLE de Sheila De Liz

En tant que naturopathe, j’ai été agréablement surprise par ce livre percutant, accessible et solidement documenté. Sheila De Liz y propose un véritable plaidoyer pour l’hormonothérapie bio-identique, qu’elle présente comme une réponse centrale – voire indispensable – aux troubles liés à la ménopause : fatigue, prise de poids, troubles de l’humeur, baisse de libido, etc.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la clarté avec laquelle elle explique les mécanismes physiologiques impliqués, notamment les effets en cascade du déficit œstrogénique. Elle parvient à rendre compréhensibles des liens complexes entre hormones, cerveau, métabolisme et bien-être global. Son style direct et engagé permet aussi de déconstruire de nombreuses idées reçues sur la ménopause et les traitements hormonaux.
Ce livre m’a interpellée au point de faire évoluer mon propre regard sur la complémentation hormonale, un sujet que j’abordais autrefois avec plus de réserve. L’auteure montre combien une approche personnalisée et bien encadrée peut redonner aux femmes leur vitalité et leur équilibre.
Cependant, en tant que praticienne en santé intégrative, je regrette l’absence de référence aux plantes médicinales et à d’autres outils naturels qui peuvent être de précieux alliés, que ce soit en première intention ou en accompagnement d’une hormonothérapie. L’approche reste très biomédicale, et fait peu de place à la diversité des leviers thérapeutiques existants.
En résumé : un ouvrage éclairant, utile, qui mérite d’être lu même (et surtout) si l’on est sceptique sur les hormones. Une base précieuse pour nourrir la réflexion, à compléter par d’autres approches plus globales pour une prise en charge pleinement individualisée.
"Faire paysan" de Blaise Hofmann.

J’ai lu un livre qui m’a profondément touchée : "Faire paysan" de Blaise Hofmann. Dans un contexte de crise écologique, où les paysans sont souvent critiqués et mal compris, ce livre m’a permis de mieux saisir les tensions entre le monde agricole et une société urbaine en quête de sens et de nature, mais parfois déconnectée du réel.
Blaise Hofmann, lui-même issu d’une lignée paysanne, raconte son retour à la campagne avec beaucoup d’humanité. Il part à la rencontre de ceux qui continuent de cultiver la terre, ce métier ancestral et pourtant si fondamental, souvent à contre-courant.
À travers ses mots, à la fois empreints d’humour, de douceur et d’une indignation sincère, il dresse un portrait vivant et nuancé du monde agricole, loin des clichés. J’ai été particulièrement touchée par la sincérité de sa démarche et par la richesse des rencontres qu’il partage. Ce livre m’a ouvert les yeux sur la complexité, la beauté et l’évolution permanente de ce métier si précieux.
Devenez génial de David Perroud
Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?
Alors que l’IA s’installe peu à peu dans nos vies, nous avons deux choix : lutter pour rivaliser avec elle en sollicitant nos capacités mentales, ou faire le pari de ce qui nous rend profondément humains. Ce livre s’adresse à celles et ceux qui choisissent la deuxième voie.
Pour David Perroud, le génie n’est pas un don réservé à quelques-uns, mais un état d’esprit que chacun peut cultiver. Les réponses à nos défis sont déjà en nous, prêtes à émerger grâce à nos atouts les plus puissants : l’intuition, la créativité et l’innovation — nos ICI. À travers un chemin en trois temps (souplesse mentale, pensée entraînée, écoute profonde), l’auteur nous invite à réveiller notre conscience pour co-créer un futur plus humain, en harmonie avec l’intelligence artificielle plutôt qu’en opposition.
Les Muscles votre plus grande force vitale de Gabrielle Lyon

« Je n’ai jamais vu un patient en bonne santé avec des muscles faibles. » Cette phrase, le Dr Gabrielle Lyon la répète inlassablement. Dans son cabinet à Houston, cette médecin hors du commun remet en question des décennies de croyances en nutrition et en biologie du vieillissement. Fini l’obsession des calories et de la perte de poids : selon elle, la véritable clé de la santé et de la longévité réside dans la force musculaire. « C’est comme si nous avions passé un demi-siècle à nous concentrer sur le carburant (les calories) en négligeant le moteur (les muscles) », écrit-elle dans son ouvrage à succès Les muscles, votre plus grande force vitale.
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